(6) L’inspiration prend son élan

Le lendemain, un autre poème dès mon lever, et trois encore alors que nous sommes assises, Laila et moi, sur les canons de l’Skala et regardons les vagues en furie dans ce jour froid et venté. Les récifs supportent les assauts de l’eau. Pendant quelques brefs instants, je vois nos noms dans les formes que l’écume y laisse gravées.

La mer déchaînée
frappe le rocher
mais ne le trouble pas.
La vague en furie
maltraite la pierre
qui ne s’émeut pas.
Revient le calme,
alors seulement
la blessure affleure
et apparaît la douleur.